L’arnaque est peut-être au bout de la route ?

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Je tourne à gauche puis à droite, le rond point, ligne droite vers ma destination … l’arnaque est peut-être au bout de la route ? J’écoute une symphonie du Modeste Moussorgsky d’une nuit sur le mont chauve. Quel souffle ! Quelle envergure ! Cœur d’un déluge d’émotions, je suis emporté, dévalisé, déraciné …

Je transporte dans ma remorque un canapé rouge installé et fixé par des lanières … une part de ma vie est aux regards de l’indécence, des curieux potentiels montés sur les ressorts de la singularité, des fétichistes des canapés rouges, des rigoristes de la coupe, des puritains déviants, des vertueux globuleux d’envies …

Je suis sans fard, je fonce, droit devant, la ligne droite ne viendra pas se courber de honte devant mon audace de la chevaucher au volant d’une automobile, moteur ronflant de cette belle fatigue d’obligations dépouillées de récompense si ce n’est de la castrer définitivement par ce mépris inconscient et par un jour d’une morale économique de l’envoyer sans un mot, même de remerciement, à la casse, cette fidèle

Et la route s’allonge, s’allonge … elle se bande, se bande … que j’en ai le ventre qui se tord comme une serpillière au rejet de bile absent … je suis de cette sueur qui se prend à dévaler les cicatrices de mon angoisse et je roule, roule …

— Tu vas continuer longtemps ce délire dans cette grange … dans cette voiture qui n’a que le nom…?

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Bois vivant …

Oeuvre de Ludek Alois Marold

Oeuvre de Ludek Alois Marold

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°13  le mot : bois


Bois vivant, bois et brûle-moi
Grave ton nom sur mon ventre
Ombilic moi en toi, nourris-moi
Sur ta ligne de vie soi mon antre

Bois mort, bois en toi de moi
Ouvres toi les veines au seuil
De ma vie de sable j’ai froid
De moi viens et tu m’accueilles

Bois croix, bois tu broies la loi
De toi pour moi t’aimes outrance
Violence poses tes mains de voies
Nous deux emboîte ma souffrance.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Abandon

Oeuvre de Armando Barrios

Oeuvre de Armando Barrios

Blog popinsetcris contrainte écriture.


 

Aujourd’hui j’entrave mes premiers mots, mes premières émotions d’un matin crachin oursin à dessein d’imposer sa mauvaise humeur comme une mauvaise herbe envahissante tentacule.

Et puis ce chuchotement qui part de là et va vers ici ou la-bas comment savoir avec mon humeur de dents carriers et douleurs cintrées à col de nuque.

Et pourtant je me sens terriblement vivante à cette empreinte marquée sur ma ligne de vie en collet battu, je m’accroche, m’agrippe, m’empoigne, m’attache, et puis je m’accouple à la caresse de ta bouche salivé et sapide.

Enfin, je cyprine pour toi, mon Amour, ventre à ventre, nos fruits à nos courbes se bandent et se débandent. Tu es ma toison d’or, ma parenthèse infernale, ma tyrannique fleur… et ma morsure.

Tu es ma moisson… et je meurs, sur le parvis de tes mots, de ta lettre, glissée par honte sous la jupe de ma porte, au regard de mon seuil.

J’ai envie de CRIER… Tu es ma raison et mon Ordre. Je ne suis qu’une larve qui jamais ne connaîtra le paradis de notre amour.

Je HURLE… me vide, me dessèche, devient poupée de chiffon entre ces quatre murs d’hôpital…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Au futur parfait

Oeuvre intitulée Over The Edge de mrssEclipse

Oeuvre intitulée Over The Edge de mrssEclipse

Mon visage sera ton drapeau à la peine

De me conquérir sur ma terre, tu seras

Mon glaive à mon excitation, tu avoueras

Ta passion pour moi, soldat de Camerone !

Ton corps entier tracera sur ma peau blanche

Les frissons d’une fièvre jusqu’en mes tréfonds !

Tes mains en étau bloqueront mes hanches !

Ton sexe pourfendra mon sillon, mon dragon !

Tes jambes piliers de mon corps empalé

Trembleront sans plier à mon excitation !

Tes mains menotteront mes bras cristallisés

Par ta puissance à tenir mon rythme d’Alcyon !

Ton torse écrasera mes seins aux tétons saillants !

A deux doigts de m’évanouir, tu tenteras ceux-ci

A pénétrer un orifice impatient de s’ouvrir à l’interdit,

Je résisterai par envie et te l’offrirai à toi, mon amant !

A ma croupe tu donneras les derniers assauts !

Mon corps tout entier vibrera, mon ventre édredon

Enfantera un volcan au magma qui inondera le long

De mes colonnes abattues, je me viderai mon héros !

Ton corps m’appartiendra et à ma demande

Le garde à vous de ton sexe pliera à l’amende

De ma bouche, au profond de ma gorge tu sèmeras

En cascade ton abandon, en moi tu abdiqueras !

© Max-Louis MARCETTEAU

 

Route tracée

 Photographie de Frédéric Dubois - http://dfred-photographie.fr/

Photographie de Frédéric Dubois – http://dfred-photographie.fr/

 

 

En ce magnifique matin, j’ose un bisou.

Là, sur ton ventre rond de beaucoup,

Un petit galopin naîtra à la mi-août,

Prévu, attendu, ce soleil parmi nous !

 

Une nouvelle vie : comédien, magicien,

Il sera le firmament de notre jardin,

Ce coeur d’amour se nourrira aux mets,

De nos attentions, ce soleil blondinet !

 

Adolescent de ses actions à la Merlin,

De son esprit facétieux à l’Arlequin,

Il sera radieux à mille lieux à la ronde,

Considéré, ce soleil notre mappemonde !

 

Adulte, les clefs de la capitale théâtrale

Lui seront offertes pour son rôle principal,

«La divine comédie», il en sera le Dédale,

Notre fierté, ce soleil au joyau impérial !

 

Aujourd’hui trace le chemin de demain,

Nous croyons à son futur, rien n’est anodin,

A notre chérubin, nous t’attendons avec faim,

De ton sang, tu es des nôtres, soleil divin !

 

© Max-Louis MARCETTEAU

 

Position

 

Tu ne sortiras pas de mon ventre, c’est décidé !

Le monde n’est pas un champ de fleurs fleuries

Mais un terrain de mines pour supprimer la Vie !

Je veux te garder en moi pour te protéger des tirs

Mortels des humains désireux d’engendrer le pire !

Ton cœur m’appartient, ton âme est en moi, engagée !

Le tourbillon des semaines à te concevoir me ravit

D’orgueil dans toute sa démesure ! Je suis maintenant

Mère à l’intérieur et à l’extérieur, je suis épanouie

Comme la rivière qui découvre son fleuve, son amant !

Mon enfant, ne pars pas ! Ne déchire pas l’auréole,

L’enveloppe de notre amour que rien ne coupera !

Les masques de la délivrance sont proches, ma Luciole,

Mon bébé, ton cri m’emporte dans le monde de l’au-delà !

©Max-Louis MARCETTEAU