Le travelling dégorge le personnage-acteur

Photographie Murat Kuzhakhmetov

Challenge Lune et des participants


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… trahison du visage le travelling dégorge le personnage-acteur qui boulotte son texte momifié au sourire lune prometteur pour les regards cinéphiles déviants tel le Lac du Temps spectateur qui se goinfre du vide sidéral à la crème minérale …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Une forme convenable aux épines de la main

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Holland House

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre la fraîcheur d’un visage telle une Belle de Londres s’épice d’un avenir à la certitude ancrée que demain a une forme convenable aux épines de la main émoussées et le cœur nature d’aimer jusqu’à la pendaison possible d’un adultère sur le podium … des célébrités.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

L’aube s’approche de mon visage

Port_st_nazaire_Iotop_2019

Port_st_nazaire_Iotop_2019

Le Marathon de la Nouvelle (merci à Sabrina de cette découverte)


Je marche aux rues nuiteuses de la ville qui se gargarisent des sommeils aux ronflements des rêves et incontinences aux réveils d’un sursaut de coeur au matelas déformé par la voix d’un rêve barbelé de barbe à papa mais dont le sucre-glu emprisonne les gestes de délivrance …

Je marche en compagnie de ma fidèle bouteille de whisky valorisée par mon adoration aux degrés de mon réchauffement corporel et des débordements de mes plages fixes sur les boulevards à refaire le monde comme un dessinateur créateur d’un autre vivant humain jusqu’à l’os de l’orbite à la spatiale conquête de l’harmonie ente lui-même et sa conscience à la disparition de son animalité …

Je m’assois sur le banc bois à multiplace dans l’unique but de m’envoler au premier allongement d’un nouveau rêve pour oublier qu’ici je ne suis qu’une quantité négligeable négligé à néantiser en un mot à nettoyer de la place des indésirables comme une feuille morte sur le mauvais tableau …

L’aube s’approche de mon visage et mon allongement s’étire encore et encore sur des landes de rayons cosmiques d’un soleil flamboyant découpant l’horizon à la hache d’un jour à l’ombilic abricot quand un oiseau d’eau à la rencontre inattendue me dit :

— Alors soûlot un autre seau pour te réveiller complètement ?
— Ignoble, dis-je étendu sur le bord d’une parenthèse.
— Ignoble ? Je suis ta sécheresse de ligne de vie.
— Tu me parais trempée d’un sacré caractère.
— Je suis ta dernière ligne de flottaison mon coco.
— T’occupes, ma vie m’appartient.
— Eh bien, prends soin de ne pas laisser de trace.
— Je suis déjà invisible.
— Que tu dis …

Devant moi, des visages inconnus, des propos défilent …

— Monsieur ? …. monsieur ? …
— Il revient à lui…
— … vous êtes hors de danger … tout va bien … vous avez bu la tasse des baïnes …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Cécile

Photographie Christian Tagliavini

Photographie Christian Tagliavini

Te souviens-tu de ce refuge ? Ce livre ?

D’hier il était ton amant, d’aujourd’hui

Il revient dans tes mains et tu t’appuies

D’un regard attentionné et te délivre !

Qu’est-ce qui retient ton regard, Cécile ?

Ce mot d’un amant rencontré en Sicile ?

Cette phrase lapidaire de ta mère Lucile ?

Ce chapitre d’une part de vie difficile ?

Souris ! Ta tristesse est une lame de fond,

Tes lèvres une vague qui roidit ton visage,

Ta lecture est ton autre destin, tourne la page,

Tu es ce livre, et ton miroir, retrouve ton nom !

 

©Max-Louis MARCETTEAU

Visage

Photo de Giuliano Bekor

Photo de Giuliano Bekor

Visage d’hier, visage troubadour,

Tu m’as pris par ton regard,

Un soir de clair d’amour,

A tes mots étendards !

Visage violoncelle, visage ciel,

Tu m’as fait voyager à la sève

De tes envies passionnelles,

Aux jours mille nuits de rêves !

Visage de peine, visage errant,

Tu m’as embarqué sur ces flots,

Aux ouragans conquérants,

Tes voiles me protégeant !

Visage ardent, visage pétillant,

Tu m’as enrôlé sur les reflets

Océan du bonheur géant,

Main dans la main, parfait !

Visage offert, visage sincère,

Tu m’as donné les arpents

Fertiles de tes sentiments,

Toutes les saisons d’amour !

Visage aimé, visage défiguré,

Tu traces les traits douleurs

Sur mes mains blessées

Des prières en pleurs !

Visage aujourd’hui disparu,

Mes doigts, ses inconnus,

Se refroidissent à bleuir

Sur le miroir de nos souvenirs,

Et je vis, telle une martyre !

©Max-Louis MARCETTEAU

Au sein de …

Visage d'une inconnue (je n'ai pas trouvé l'auteur de cette image !)

Visage d’une inconnue (je n’ai pas trouvé l’auteur de cette image !)

Une étoile en croix,

Suis pantin de bois,

Cloué sous la Lune,

Rêve de tes dunes !

Visage dame de pic,

D’un froid maléfique,

Mille épines se lient,

A ma chair meurtrie !

Le passé me traque,

Les murs craquent,

Je respire le parfum,

De Toi, sur ton sein !

©Max-Louis MARCETTEAU

Visage amoureux

Oeuvre de Sarah Fecteau

Oeuvre de Sarah Fecteau

Visage qui s’élance ! Lumière qui s’affole !

L’un amoureux ! L’autre qui prend peur !

Lui n’attend d’elle que les caresses folles

De ses ions positifs sur sa peau liqueur !

Éclairage intense ! Passion dévorée ! Feu !

Le bûcher flambe ! Le vent lumineux saisit

La chair de cette figure, cette proue au vœu

D’assouvir sa vie, sur cette lumière bénie !

Rien n’arrête ce cyclone génial ! Le baromètre

S’étire de son axe ! La pluie cependant, guette.

Ce visage absorbe la lumière, devient l’Être

De possession qui domine par son unité comète !

Il est éphémère ! Le voilà qui pleure de rage !

La nuit s’étale dans son drap et lui se couche

Dessus, froid, immobile, les traits en échouage,

Ensablés, boursouflés sur une vague, une bouche !

©Max-Louis MARCETTEAU