L’empreinte d’Anna

Oeuvre de 1913 de Philip Alexius de László - Anna de Noailles

Oeuvre de 1913 de Philip Alexius de László – Anna de Noailles

Une fois n’est pas coutume, je me suis exercé à un « exercice de style » avec les derniers vers du fameux poème « L’EMPREINTE » de Anna de Noailles (1876 – 1933) sur l’avis d’Ibonoco  🙂


«

 la vie,
tel serrement
ravie
mon enlacement.

le monde étalé,
de son eau
âcre et salée
roule comme un bateau.

le pli des collines
ont vu fleurir
aux branches de l’épine
mon désir.

la verdure nouvelle
des fossés
comme des ailes
tant pressés.

mon domaine
ma persistante odeur
de la tristesse humaine
de mon cœur…

»

Noël quatre lettres qui bûchent dans son industrie

Le Père Noël donne des cadeaux aux enfants de la maison de l'aide et de l'adoption à Leytonstone - Londres - Royaume-Uni - 1938 - source Another vintage Point

Le Père Noël donne des cadeaux aux enfants de la maison de l’aide et de l’adoption à Leytonstone – Londres – Royaume-Uni – 1938 – source Another vintage Point

 

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°52 le mot : noël

Voici le dernier texte de cette participation Défi  52 semaines 2018 avec 52 textes au compteur.
Un challenge tenu … bref, pour ma part une réussite au long cours : 1 année.
Merci à girl kissed by fire 🙂


Noël quatre lettres qui bûchent dans son industrie
Et le familial heureux à cœur brûle bûchettes
S’offre nourritures d’appétit et de sérénité

Mais il manque un parent non cité

Un cadeau perdu ce jour-là dans une camionnette
Pleure dans le vide hostile en cette glaciale nuit …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

L’hiver s’annonce cette année souffreteux

Photographie - François Truffaut vendant le journal censuré La cause du peuple à Paris - le 16 octobre 1970

Photographie – François Truffaut vendant le journal censuré « La cause du peuple » à Paris – le 16 octobre 1970

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°51 le mot : hiver


L’hiver s’annonce cette année souffreteux
Au flocon dépressif sur un froid réchauffé
Sur la société de changements d’enjeux
Tout est là pour défier l’avenir ainsi griffé

Du noble trophée comme s’il était d’office
Inscrit sur le tableau d’avancement de fait
Se défigure ou se transforme par bénéfice

De se régénérer au fil d’événements
Prévisibles mais ignorés par effet
De confort deviennent guet-apens

Et le couperet
e
s
t

p
r
ê
t
.
.
.
.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Le froid pince le pauvre dans ses moindres recoins

Photographie de Brassaï - Deux clochards - boulevard Rochechouard - Paris - 1935.

Photographie de Brassaï – Deux clochards – boulevard Rochechouard – Paris – 1935.

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°50 le mot : froid


Le froid pince le pauvre dans ses moindres recoins
Et sa peau se violace sous le carton de Noël glacé
Et les cotillons en feu d’artifice en famille bien loin
De lui autour d’une table garnie de tout entrelacé

De cadeaux et nourriture dans la chaleur d’aimer
Il est cette solitude clouée au sol de l’indifférence
Le souffle de vie comme une option mais emmuré
Au-dehors par les invisibles regards il y a urgence

A relever les hommes de la terre par les blessures
De la différence dans la maison du cœur de l’humain
Une place est toujours à résidence ouverte à nature
D’espoir de sauver l’humanité entière par une main … tendue !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

La décoration habille la nudité par effet d’espoir

Image_Chanel_N°5_deco

Image_Chanel_N°5_deco

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°49 le mot : décoration


La décoration habille la nudité par effet d’espoir
Au détriment de l’authenticité … sans paillette
Et saupoudre la vision ingénue au diffamatoire
L’odorat délicat à la migraine en cette indiscrète

Qui s’impose et se décline à toutes les nuances
Et s’offre impudique sur la poitrine du vif brave
Ou tissu cercueil à l’honneur mort d’importance
Au moment de sauver son égoïsme elle se gave

Séduisante indécente le temps l’use ou l’enferme
A défaut de la perdre, de l’ignorer, de la brûler
Elle ne s’offense pas de l’indifférence en terme
De mots à l’humain frivole elle est manipulée …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

L’argent me brûle les doigts et compte ses abattis

Film_les_visiteurs

Film_les_visiteurs

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°48 le mot : argent


L’argent me brûle les doigts et compte ses abattis
A chaque début de mois il est déjà entre le coma
Et l’apnée au partage d’agios ce genre de commis
Boucher à la prochaine échéance saigne au mois

Alors les comptables seront les premiers à sortir
Le Grand Livre de leur raison de gérer l’ingérable
Le regrettable du jetable de leurs avis de sbires
Zéro pourcent de tolérance je suis le vulnérable

D’une société qui s’impose par le pseudo partage
Mais d’impositions sur tous les horizons en étals
Ouvrent les veines du bonheur et le Moyen-Âge
Était plus heureux dans un contexte plus moral …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

De la nature humaine cette plante enracinée

Dessin animé - La belle au bois dormant - Maléfique - 1959

Dessin animé – La belle au bois dormant – Maléfique – 1959 – (traduction : oh, ils sont sans espoir.
Une véritable honte pour les forces du mal
)

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°47 le mot : nature


De la nature humaine cette plante enracinée
Déraisonnable décalée délinquante disséminée
Décidée à s’implanter en son autodestruction
La Nature prend les mesures par injonctions

De la nature humaine ni bien ni mal considéré
Ni question existentielle ni d’éternité à se figurer
Ni désir d’aimer ni de reproduction à se saturer
Elle n’est qu’une meute en rage de s’être égarée

De la nature humaine le progrès est un virus
Le pouvoir une balle traçante l’avenir un rébus
La guerre un besoin et la paix une aubaine
Tout est dit pour l’Homme laves-toi de tes peines …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Lumière de l’étonnement au tonnement de l’éclair

Film de René Clair - La beauté du diable - 1950

Film de René Clair – La beauté du diable – 1950 – (traduction : « L’enfer est moins cruel que les humains« )

 

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°45 le mot : lumière


Lumière de l’étonnement au tonnement de l’éclair
Les pupilles se dilatent affrontent la nature d’effets
Fermentés a son histoire salée d’essais à décoiffer
Ce premier regard défiant et d’un tout assoiffé

L’humain s’agenouille sur la terrasse herbeusement
Figurée des organismes naturels aux cellules kyrielles
Et dessine dans son primaire cerveau les enlacements
Et liaisons intelligentes qui s’imposent au surnaturel

La divulgation de secrets le dresse maître alchimiste
Aux âmes peureuses et indigentes salivent la fable
A ce dieu à ce magicien qui d’un coup d’oeil liste
Ses proies a un contrat de vie éternelle … en diable !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Que faire se disait-il et repassa une seconde fois devant la tombe

Film Frankenstein de 1931

Film Frankenstein de 1931

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°44 le mot : halloween


Que faire se disait-il et repassa une seconde fois devant la tombe
Le drap blanc en nuisette à offrir à la Mort à défaut de la blanche
Dame susceptible jusqu’aux os et dansa auprès d’une colombe
Égarée dans ce cimetière qui manquait d’amour non de planches

Que faire se disait-il et il tomba à genoux devant la tombe muette
De fleurs de larmes de ciel et d’étoiles et sa prière s’évapora nette
Et une avalanche d’os en sucre se déversa à ses pieds nus contrefaits
Il se roula et cria comme un damné de ce jeu qui n’est pas d’osselets

Que faire se disait-il et il s’allongea sur la tombe de sable et de terre
La bouche ouverte aux blasphèmes et se sectionna un doigt de serre
Et griffa le sol en des marquages profanes quand un drôle vif le salut
Le réveilla sur son lit de campement, halloween lui fit peur et mourut !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

A la verte prairie l’homme se sentait hygge et dépossédé

Photo de couverture du livre Hommes et Combats en Picardie de Jacques Beal

Photo de couverture du livre Hommes et Combats en Picardie de Jacques Beal

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°42 le mot : hygge


A la verte prairie l’homme se sentait hygge et dépossédé
A rouler sur la pente douce son corps meurtri dévêtu gris
Démobilisé de sentiments passionnels dévoré et obsédé
La lumière silencieuse de froid à ce soleil du matin apprenti

Comme chaque jour il mettait le pied à l’horizon intimidé
De vivre encore ce jour naissant sur la terre jeune choisie
Par le front commun d’une guerre de tranchées dévidées
De l’âme adulte dont l’extase à dentition juvénile cramoisie

Dessinait ce visage au fil du temps de l’orgie de chair évadée
De par son sang souffrait le cri muet de crânes crus engloutis
Par l’horreur en appétit de jour en jour de la mort dévergondée
L’homme aujourd’hui souriait à sa faim de fin … tout rougit …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

A la nuit les lampadaires prisent le vent chaud

Oeuvre de Pierre Amédée Marcel Beronneau - Orphée à Hadès - 1897

Oeuvre de Pierre Amédée Marcel Beronneau – Orphée à Hadès – 1897

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°41 le mot : nuit


A la nuit les lampadaires prisent le vent chaud
Des amours égarés dans l’ombre des remparts
Adultères aux coutures des années charnières
Et le sans-logis porte sa voix à l’immonde goulot
Des traumatismes qui s’ouvrent sur le brancard
Traite d’une vie dérisoire faite de sable et d’hier

Ratés qui se roulent en boule dans le vil carton
D’hiver au seuil d’une porte toujours automnale
Les chapitres se brûlent à la bougie des démons
Et l’Amour n’a qu’une seule signature musicale

Et les être se rencontrent, lient, se délient à corps
Perdus aux confins de leur passion toutes couleurs
Dans les sangs les fibres à nos mots boutons-d’or
Mon Amour ton ivresse me manque à toute heure …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

L’automne sonne ses premières heures fermentées

Photographie de Julien Delaval - Cevennes

Photographie de Julien Delaval – Cevennes

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°39 le mot : automne


L’automne sonne ses premières heures fermentées
Le feuillage commence à pleurer ses couleurs vives
Le jour dépose ses heures de congés toujours goûtés
Et acceptés par la nature des choses ce tout leitmotiv

Enlacé par les cycles identiques et différents par effet
De vie s’impose et s’oppose à la gestion des mondes
Qui s’adoptent d’une écriture à une autre ainsi greffée
Le complexe s’inscrit aux beautés naissent de ses ondes

D’interactions possédées les nuages du temps pleuvent
Par assemblés l’empalement d’une saison pliée dévorée
Au diktat de sa forme et à nos yeux elle est belle veuve
Joyeuse dans ses difformités excessives et transfigurées !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Mon repas est le tien et je vomis ton sourire

Statue d'une fille au cimetière de Staglieno à Gênes

Statue d’une fille au cimetière de Staglieno à Gênes

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°37 le mot : repas


Mon repas est le tien et je vomis ton sourire
Ta condescendance ta maison ta vie au pire
Ton désir cette avalanche qui attend de faillir
A la voix du mâle à la courbe je suis au nadir

Et ton regard qui se m’éprend à me séduire
Encore et encore je suis ton infirmité à jouir
Tu le sais et mes refus est le nœud à souffrir
Qui t’étouffe jusqu’à l’orgasme et là à cuire

Devant moi comme anéanti tu devrais t’enfuir
Loin au-delà de ce territoire de toi du mentir
Qui t’habilles maintenant en fantôme tu mires
Tes défaillances jusqu’aux craquement à vieillir !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

La pointe de la lame défie à chaud

Oeuvre de Joe Benitez - Lady Mechanika - La Belle Dame Sans Merci

Oeuvre de Joe Benitez – Lady Mechanika – La Belle Dame Sans Merci

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°36 le mot : lourd


La pointe de la lame défie à chaud
La chair fébrile au shampoing froid
De la peur à sourire de mourir vrai
Dans le bain noir de l’œil de la faux

D’un filet de sang tiède de vie de go
La peau écartèle du millimètre voit
Le centimètre sourire large du trait
De profondeur surpasser par défaut

Le pas lourd, regard feutré humain,
S’écrouler le triomphe d’une réalité
Le sang à flot dévoiler d’un chagrin
De partir complètement d’une … infidélité !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

L’horloge passe son temps à réfléchir

Le chronométreur de Helmut R. Kahr - Horloge astronomique de Rostock construite en 1472

Le chronométreur de Helmut R. Kahr – Horloge astronomique de Rostock construite en 1472

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°34 le mot : technologie


L’horloge passe son temps à réfléchir
Au Tic Tac quartz de son cœur onde
Au retard d’attitude champ du gémir
Tourne la seconde vie d’une vagabonde

A la technologie qui sonde le monde
Aux yeux du Temps se gonflent usés
De pactiser par défaut à la féconde
Spéculation dévergondée déguisée

De griffes libérales endurcies tout aussi
A la concupiscence humaine receleuse
Quand le sablier étrangle l’horloge ainsi
D’un effet psychédélique vomit… l’amoureuse !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

J’orange mon visage d’un soleil efféminé Claire

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°33 le mot : orange


J’orange mon visage d’un soleil efféminé Claire
J’ouvre enfin les volets de ma vie d’homme fait
De la glaise guerrière d’un sexe à belle bannière
Mon torse se met en sainte lumière je suis au fait

D’elle sur le parvis du monde et le palier des valets
Bien pensants ne sont que des jean-foutre à jets
De mots stériles qui se brûlent au premier jeu
Du je de moi de toi de Nous mon Amour de feu

Mon encre enfile tes lignes et caresse tes arches
A tes végétales lèvres tu es la mélodie d’Aimer
A la mosaïque de notre devenir la contremarche
Nous est favorable car sincère ma bien-aimée !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Vous avez dit portrait ? Illustres traits fanés

Sculpture la Moissonneuse endormie de Louis Veray

Sculpture la Moissonneuse endormie de Louis Veray

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°32 le mot : portrait


Vous avez dit portrait ? Illustres traits fanés
Labourés de la durée du temps castré saturé
Sa ronde sablière châtrée emmurée torturée
A l’infini tracassé d’un seul cri douce Daphné

Abandonnée sur le trottoir décharné dépavé
A crédit d’exister secours de SAMU à journée
Tu hospitalises ton corps et ton âme enclavée
Déborde de traumatismes d’intimes profanés

Tes fantômes se griment à tes portes tannées
De coups dessinés aux fidèles peurs de vivre
Aux jours dentelles assassinés à mains avinées
Tu pleures vidée enchaînée est pourtant … déracinée.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

A la rue j’y suis au frais d’un état de trait

Oeuvre de Jeremy Mann

Oeuvre de Jeremy Mann

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°31 le mot : rue


A la rue j’y suis au frais d’un état de trait
Droit à l’horizon talé le violet tente le fol
Banquet de ma chair évidée de l’aspect

Du naturel vivant et j’en pince de l’abcès
De mort à me pendre haut à la fin de sol
Dé un destin pipé écrit et subit au verset

D’une fatalité distraite et dont le procès
Ne peut être opposé à la prise du vitriol
Du libre arbitre défiguré au départ de fait …!

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Sauvage est ton regard de biche ma louve

Film Femmes femmes - Sonia Saviange -1974

Film Femmes femmes – Sonia Saviange -1974

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°30 le mot : sauvage


Sauvage est ton regard de biche ma louve
Au grillage de ta prison d’amour d’or fin
Mariage souffre l’enneigement du cœur,

Le corps se prononce à aimer et couve
Un feu grégeois au roulement du matin
Que le soir toujours attise en gladiateur,

Ton dernier été passera dans une douve
Si tu déposes tes envies dans un essaim
Donne-moi ta main avant l’ultime pâleur

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Je rêve de toi comme une bûche de noël

Photographie - Yvonne De Carlo

Photographie – Yvonne De Carlo

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°29 le mot : jaune


Je rêve de toi comme une bûche de noël
Les yeux pour le touché et aucun crédit
D’amour à porter à te séduire à la voyelle
Charnelle première du nom mon Isabel

A te goûter à l’estimation passionnelle
Au cri muet de la carpe en eau de dépit
Je me suis hameçonné à tes dentelles
Soir de décembre au café d’Hydromel

Mon seul cadeau de te voir ma citadelle
Le souffle jaune or de mes mots a blêmi
D’un blanc momie de sable tout irréel
Tu m’as souri et me suis senti de … gel !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018