Agenda Ironique de Mars de l’An 2019

Lampadaire_st_herblain (photo iotop 2019)

Lampadaire_st_herblain (photo iotop 2019)


Bon alors, je m’y colle pour la deuxième fois et donc je suis un peu moins fébrile.
Je ne suis pas très prolixe sur ce genre de domaine et pour informations voici des liens (la genèse) : ICI ou ICI

Et celui du mois de Février : ecriturbulente

Le thème : Lampadaire

J’explique : je suis un fétichiste des lampadaires (ne riez pas, je vous vois). Le lampadaire, dont les ancêtres devait être le flambeau puis le bec de gaz (pour faire court) n’est jamais mis en lumière et même en plein jour, de sa hauteur, il n’interpelle pas le commun des mortelles et pourtant … et pourtant, je vous propose de composer un texte (prose ou poésie – long ou court) sur cet « objet » urbain (ou pas) dans le genre qu’il vous plaira (fantastique, utopique, commun, journalier, romantique, animalier … ou même un lampadaire perdu sur la planète Mars)

Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots imposés :
– Chesterfield
– Émétique
– Atlantique
– Évocateur

(vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir).

– Date du 1 mars 2019 au 27 mars 2019
– Vote du 28 au 31 Mars de la même année.

Faites savoir par un commentaire et un lien quand votre œuvre est en ligne sur votre blog.

A vos lumières … euh vos plumes éclairées … 🙂

Iotop 2019

1) – Le 03 mars 2019 => Texte de Jobougon : Le dessus des mots.

2) – Le 08 mars 2019 => Texte d’Adrienne : F comme Flaubert

3) – Le 08 mars 2019 => Texte d’Anne Coquelicot : En attendant le bus

4) – Le 08 mars 2019 => Texte 1 de CarnetsParesseux : Sa soeur, l’étoile en plein ciel

5) – Le 09 mars 2019 => Texte de Patchcath : Les maux sans dessus-dessous

6) – Le 11 mars 2019 => Texte de Palimpzeste : Réverbères blancs de nuit

7) – Le 12 mars 2019 => Texte/Commentaire de La Plume Fragile : Sous les feux d’un lampadaire   Chez CarnetsParesseux

8) – Le 13 mars 2019 => Texte de Victorhugotte : Melo sous les lampadaires

9) – Le 18 mars 2019 =>  Texte de Max-Louis : Ce n’est pas du pavé de bœuf

10) – Le 18 mars 2019 => Texte de Les Petits Cahiers d’Émilie : L’effet réverbère

11) – Le 18 mars 2019 => Texte de Chachashire : Le lien de Chesterfield

12) – Le 20 mars 2019 => Texte 2 de CarnetsParesseux : De graves et gros personnages

 

 

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Pas un joint, pas un mollusque, mais un cône …

Oeuvre de Rob Scotton

Oeuvre de Rob Scotton

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Ce matin, je me réveille avec la seule image restante de ma nuit : un cône. Pas un joint, pas un mollusque, mais un cône de chantier dit aussi un plot. Je me demande si ce rêve n’est pas fallacieux. En effet, quelle idée a celui-ci d’exposer, d’imprimer et faire retenir ce genre de signe.

De signe ? Pourquoi ce mot me vient à l’esprit ? Un bouche-trou qui m’évite d’atteindre une profondeur neuronale inattendue ? Une absence comme un vide … abyssal ?

Bref, comme chaque jour, je me seringue du positif pour commencer au moins ma matinée, voire terminer ma journée … avec le sourire ou carrément m’enfoncer dans le mutisme sans connaître le langage des signes …

Je vais sortir du lit au sombre de la pièce. Ma chandelle en attente de faire office de lumière du pauvre n’a plus le souffle de me tenir compagnie et j’ouvre les volets trop souvent Cassandre quand mes yeux fatigués se figent sur un ciel de fin du monde …

J’enfile mes chaussons et la terminaison de chacun de mes orteils détecte une chaleur chaleureuse qui se faufile dans mes fibres jusqu’à la moelle …

Et puis, je me dis qu’en toute sobriété, je me dois de revenir à mon état initial … de dormeur, et élucider le pourquoi, du comment de ce cône …

— Alors, voisine ?
— Alors, il vient de passer par la fenêtre de sa chambre de rez-de-chaussée …
— Et ?
— Son somnambulisme m’inquiète. Il s’en prend aux plots de la rue en travaux … et il les emporte … une vraie rapine à ciel ouvert …
— Mauvais temps pour lui …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

Tout infini est immature comme l’humain

Journal_Donald_Duck_Fevrier_1990

Journal_Donald_Duck_Fevrier_1990


… à l’infini comme un échange perpétuel et modifié à tout instant qui semble stable comme une oscillation qui varie insensiblement et pourtant qui s’oppose à elle-même par effet de franchir sa propre survit pour exister …à l’infini …

En fait, l’infini est porté exclusivement par le seul fait de le prononcer. Cette « force de gravité » s’immortalise par son propre nom et porte ainsi une définition, des légendes et surtout les mystères de sa propre consistance … car la spéculation est dans son domaine. En effet, n’ayant aucune conscience matérielle, cet infini reste à se décrire et par voie de conséquence par la simple idée de son existence probable par les mathématiques, la philosophie et par autres sciences … alors que le commun des mortels, sait, lui, que l’infini est une parabole et son infini, à lui, n’est qu’une portion visible de son existence comme un horizon qui n’a pas de fin… devant ses yeux émerveillés … comme un champ perdu dans le cosmos …

Et de fait, nul besoin de poser l’infini comme élément du vivant. Aussi est-il souhaitable de définir l’infini comme élément mesurable qui est pourtant par définition … immensurable ? Car ce qui est mesurable permet une « vision », une conceptualisation, une représentation et même si les mathématiques apportent des réponses, par voie de conséquence, elles sont subjectives.

Tout infini est immature comme l’humain, c’est la force de l’infini « d’être » conçu ainsi. Il est né par le façonnage d’esprits, qui après avoir résolus le segment de droite, se posèrent cette question : qu’en est-il de cette droite infinie quand le cercle est ouvert ? En effet, un cercle, par exemple, est une succession de points, qui a un moment ou un autres, se rejoignent. Le fait, qu’un esprit, dirons-nous curieux a « ouvert » le cercle (comme d’autres « ouvrent la cage aux oiseaux »), celui-ci a pris, non pas « la tangente » mais la première sortie en ligne droite, la plus courte (sic). Alors, certains diront, oui mais … une droite ça n’existe pas car dans ce monde d’invention créative et récréative tout est courbe. Ainsi les plus malins ont de suite formulé avec audace et de fait, l’espace étant courbe, l’infini devait avoir … une fin … quelque part …

De fait, la boucle étant bouclée, l’infini, est, en conclusion une entité finie … ceci tranché, je vais m’en couper une tranche … de temps.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Luit à l’ombre le clair obscur ce fard

Oeuvre de Tsukioka Yoshitoshi

Oeuvre de Tsukioka Yoshitoshi

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


 

Luit à l’ombre le clair obscur ce fard
Du visage ovale déterminé aux dards
Tes yeux me transpercent au poison
Silencieux la nuit s’offre à l’autel désir
Tu me quittes dépossédée de mon ire
Je reste seul dans la voiture en oraison …

Le madrigal dicté, mon Léonard, de service, le calligraphie, et va le remettre demain à ma tendre so fuckinspecial. On peut être amoureux d’une putain et l’aimer par les mots aussi bien que tout autre femme de Grasse … par exemple …

Au parfum de ton absence, j’interroge le miroir de la salle de bains et je te dis :

Regarde-moi d’un tout et d’un rien
Dis-moi que je suis un bon à rien
Tes chaînes je n’y peux rien
Je suis un sot rien

Et tu me regardes quand même .. tes mots d’amour sont un cadeau, chaque jour j’en paye la chance et la joie de t’aimer de corps et de sentiments vrais.

Dans J-11, j’aurai la somme totale, ton “rachat” auprès du taulier qui t’embauche. Tu n’as pas de prix et pourtant on me somme que tu es une marchandise, et ce transfert n’est pas humain … foi de souteneur …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

L’empreinte d’Anna

Oeuvre de 1913 de Philip Alexius de László - Anna de Noailles

Oeuvre de 1913 de Philip Alexius de László – Anna de Noailles

Une fois n’est pas coutume, je me suis exercé à un « exercice de style » avec les derniers vers du fameux poème « L’EMPREINTE » de Anna de Noailles (1876 – 1933) sur l’avis d’Ibonoco  🙂


«

 la vie,
tel serrement
ravie
mon enlacement.

le monde étalé,
de son eau
âcre et salée
roule comme un bateau.

le pli des collines
ont vu fleurir
aux branches de l’épine
mon désir.

la verdure nouvelle
des fossés
comme des ailes
tant pressés.

mon domaine
ma persistante odeur
de la tristesse humaine
de mon cœur…

»

Nul besoin de tenir une promesse pour trahir.

Oeuvre de Timothy M. Parker

Oeuvre de Timothy M. Parker

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Nul besoin de tenir une promesse pour trahir.

Je t’ai regardé, tu m’as souri, j’étais mal à l’aise, tu m’as pris la main, tu l’as embrasée et tu es partie.

Tu m’as pardonnée et je suis resté assis sur ma chaise de cuisine comme un idiot; j’étais saisi comme à l’intérieure d’une pomme au four qui ne sait à quel réchauffement climatique elle va être cuite, à point ou grillée dans son jus …

J’étais lié à mon environnement et à ma bêtise et mes doutes chimériques prenaient tout mon temps de raison pour ce temps de déraison, je devenais mon ensorceleur et mes victimes étaient des moi-mêmes qui se prenaient pour des autres …

J’ai le ruissellement de ma solitude qui s’infiltre dans les interstices de mon anxiété et le nocturne fait sa place, son nid, son lit, sa construction dans le plein jour de la vie, et les harpies des cauchemars me dévisagent comme une nouvelle offrande sur l’autel de mes frustrations …

Nul besoin de tenir une promesse pour se trahir.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

Il est là, dans sa beauté faussement éphémère

Oeuvre de Artemii Myasnikov - relooke - Blanche Neige et les sept nains

Oeuvre de Artemii Myasnikov – relooke – Blanche Neige et les sept nains

Agenda Ironique février 2019


Il est là, à portée de main, il respire fort comme un moulin à eau dans ses grandes heures. Il est là, dans sa beauté faussement éphémère comme un Luna Moth. Il est là, et je ne vois que lui, tel un phare posé comme un hercule, je l’admire. Il est là, et je suis comme une toile d’araignée solide pour le piège de petits gibiers mais fragile quand il s’agit de lui, le piégeur, je suis… non, j’ai perdu mon être, de ce moi, qui s’est égaré dans la fournaise de l’inconnu par effet d’un algorithme chimique…

Il est là, et je sable ma conquête qui s’enfuit de-ci de-là comme un feu follet de marais. Il s’évapore, revient en morceaux, puis complètement… Il est là, et… il m’invite à le suivre. Il est là et j’ai le cœur qui dépasse les quatre-vingts kilomètres heures sur sa route joliment décorée. Il est là, et j’entends sa voix… une voix qui s’allonge sur les lignes du non désir mais de l’envie de me tisser un chemin vers lui… enfin, pour nous retenir l’un l’autre…

Et, il est là, il me défie… ce rêve absolu, clairement identifié, et dont je suis prêt à franchir le seuil de sa réalité… quand… je ris de ce rire d’aliéné d’un siècle incertain entre barreaux et lit de paillasse, de ce rire qui vous désosse la mâchoire et vous dilapide votre restant de vie ; je ris comme un perdu pendu de rue de nuit ; je ris de ma décomposition fulgurante ; je ris à m’en tordre les derniers boyaux qu’ils me restent ; je ris à la flamme de cette souffrance de tous les possibles de le perdre ; je ris à me réveiller brusquement, je ris… moi qu’on surnomme : « Boule de billard ».

Car il est inscrit sur le fronton de son antre : « Le meilleur moyen d’éviter la chute des cheveux, c’est de faire un pas de côté. »

© Max-Louis MARCETTEAU 2019