Révélation…

Photo de l'actice Louise Brooks

Photo de l’actice Louise Brooks

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J’ai décidé d’apprendre à boxer, ce qui à première vue paraît… surréaliste… vue mon gabarit et mon état global… J’ai quelques notions ayant été un temps coq sur un rafiot nommé « Équateur » en des compagnes de thon blanc et des bordées soutenues et autres beuveries et retroussage fameux. Et entre parenthèse pas besoin de mètre étalon pour postuler devant les gueuses portuaires si ce n’est de la monnaie en cours et de bonne provenance…

Bref, j’ai fait le pied de grue devant le premier club de boxe venu, un ancien garage auto. Le spartiate est fondateur, m’a dit le coach à qui l’on ne remet pas un bouquet de gueule de loup même s’il a une gueule de muflier (et c’est un compliment).

Le coach me fait comprendre que la boxe est un sport de dignité, de connaissance de soi, de rigueur, de confiance et de quelques cicatrices et aussi à l’âme. En fait, je suis en train de me demander si je ne vais pas regretter ma cambuse et le filet araignée monofilament.

Après un certificat médical, le paiement d’un premier mois, je commence ma première séance de boxe française… et ce n’est pas du cinéma. Il est clair que je suis en train de suer chaudement (on peut suer froidement) de ce premier cours intense… et je ne suis pas pris pour un pigeon.

Les séances se succèdent au fur et à mesure et prends un goût certain à ce sport. Je me sens revivre ; je prends de l’assurance mais surtout je constitue mon assurance vie au cas ou… je devrai reprendre mon job sur un navire.

Qu’il est bon de ressentir son corps en ses muscles, en sa peau, en ses courbes… je suis en train de m’aimer, là ? Hop, là ! Je ne suis pas une poule mouillée mais sans être de la carrure baraquée videur gorille boîte nuit, je constate avec satisfaction que mon corps est devenu une belle architecture.

— Alors, tu viens mon Jean-Paul à moi, nous allons être en retard pour la soirée « coquins, coquines. »
— J’arrive, Mon Lou, je suis à écrire mon avant-propos de mon futur livre : « Nous, entre boxe et révélation ».

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Agenda Ironique Février 2018 – Résultats

Agenda_ironique_fevrier_ 2018 - Photo iotop

Agenda_ironique_fevrier_ 2018 – Musée histoire naturelle Nantes -Photo iotop

 

Nous voici au troisième volet de cet Agenda Ironique Février 2018 avec pour thème : le conte.

Les différents liens : ICI et ICI

1) Gagnant :

 – Il apparaît des ex-æquo et je peux dire (?) (écrire est plus adapté) que cette mouture est d’une belle qualité avec des univers palpables et ô combien intéressants … merci de vos participations volontaires et palpitantes …

2) Organisateur

 – A une forte majorité, le nouvel organisateur de l’Agenda Ironique de Mars 2018 est une … Organisatrice … (si elle accepte cette mission)  JOBOUGON que je demande d’applaudir bien fort.

Mise à jour le 03/03/2018 :  Agenda Ironique de Mars 2018 => JOBOUGON

Merci à tous : lectrices, lecteurs, auteures, auteurs, et pendant que j’y suis le … monde entier (bon, je retourne sur Terre)

Max-Louis (Alias iotop)

Rapport de… force ?

Moi, moche et méchant

Moi, moche et méchant

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— Tu viens ?
— Tu dis ?
— Tu rappliques ?
— Non.
— J’abîme.
— T’abîmes ?
— J’écume.
— Tu écumes ?
— On va pas conjuguer, là, hein ?
— Langage de soie pour un langage de sourds…
— Je préfère le silence
Abroger ! Entre Nous.
— Non.
— Alors pourquoi tu me cherches ?
— Le parfum de nos dialogues…
— Un labyrinthe
— Une plage de sable…
— Un tatouage
— Alors, tu viens ?
— Je me mets du bleu aux yeux et je suis tout à toi, Mon Amour…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Reset

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Pas besoin de crier dans l’hygiaphone pour comprendre ta colère. Je sais, j’ai tort. D’ailleurs, j’ai toujours tort. Et ta raison n’est pas la mienne c’est sûr, ta raison est une aberration. Pas besoin de sortir de l’école de Manivelle… de Machiavel… que tu manipules ton monde, ton instinct d’amour me phagocyte… mais à quoi bon discuter…

Ce soir je vais prendre le car, ma présence dans ta voiture covoiturage n’est pas souhaitée et puis je risque l’effet groseille, mon corps va se recouvrir de petits taches de couleur rouge-rosée, émotivité en dessin.

Je vais me recroqueviller dans l’un des sièges de ce car, filtrer le reste de tes mots colères. Le reste de ma vie comme une laideur, le reste de mon souffle en encre noire.

Le ronronnement de mon angoisse tourne en rond comme le bruit du moteur car… et je ressens à cet instant l’effet gouffre qui prend là au fond du crâne, au fond du ventre, au fond d’une cellule qui éclate, un anévrisme sentimental…

Et pourtant, j’ai encore la force, si ce n’est l’instinct de me traîner dans ma cabane/cellule/appartement. Je monte les degrés à la lueur d’un navigateur égaré dans les quarantièmes et le palier est comme l’œil du cyclone, une aire de repos, un havre de paix, une plage sans prédateur, et puis j’ouvre la porte, ma porte, porte au seuil de la noirceur d’une vie maintenant sans… toi.

Je croque quand même une passe-crassane (je hais les pommes), ma seule consolation fruitée, sucrée, et m’allonge sur mon lit frondeur aux ressorts bien sentis. Je mange tout, le trognon n’a pas le temps de faire une mine de condamné qu’il est mastiqué et avalé.

Prendre une douche ne sert plus à rien, je vais finir crado squelette dans les draps moisis de… toi. Je suis ce que le dérisoire est au rasoir du matin, coupant, révélateur de ma condition de… raseur et j’enlève mon dernier apparat : ma moumoute dernière génération avec intégrateur de laque. Et, là, je ne sais pas pourquoi, j’éclate de rire. De ce rire qui ose pourfendre les cloisons et les rabat-joie.

Je me lève, me déshabille et prends conscience de mon délirant… slip… kangourou taille basse ; je devais faire un strip-tease pour elle… ce soir… quelle déchéance en me voyant ainsi.

Allez ! hop ! direction la salle de bains pour me laver, le tout en un, même le… cerveau.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

A

Blog de girlkissedbyfire : défi 52 Semaines 2018 (8 ème semaine : A)


A déborde dévore l’Arc-en-ciel de ce nous Argile tombeau tu viendras bien assez tôt A ta couronne offrir la comédie bossue déchirure de vies à l’issue sourire de l’Ange déchu Amuseur des corps ravisseurs d’orgasmes A la position d’un tout possessif signé en bas de page du lit d’une Âtre flambant nos voix nos doigts nous étions déjà cadenassés au bord du gouffre les peurs de ventre à ventre de sexe à sexe à éjaculer tout ce A en nous d’égoïste de sa dictature d’Aimer totalement de tout son poids nous A écrasé par la foi Accolade froide du croyant de la passion Agneau toujours égorgé au mauvais moment aux tremblements des doutes peuplades qui parades de coupe-coupe à nos estafilades pirates de toi à moi A la grâce de nous nous sommes froissés entre papiers à mots décousus et draps aux ébats aujourd’hui trépassés nous sommes sur la terrasse de notre crépuscule A l’impasse de la grimace du A ce vorace qui entasse non loin de là les souvenirs vivaces qui gangrènes nos heures Abandonnées sur le parvis d’une église à la chorale de mon cierge pris en main A Abdiqué à ta langue de chatte satinée A l’endroit incliné nous étions à nous bénir A nous dominer A nous buriner A nous déraciner et puis le souffle nous A manqué au dernier degré de notre ciel illuminé orages sans pluie A claqué … et Nous Aussi …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Lettre à Crédit

Citation de Louis de Funes

Citation de Louis de Funes

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Mon brouillard de larmes dépose sur ton visage mille caresses au nom de ma tragédie, et je me répudie de l’incendie en moi maudit ce paradis de Toi mon Crédit d’amour, je dédie ces quelques mots égarés ce mercredi après-midi perdu sur le pavé d’une rue nommée à ton Nom jadis et ici point de comédie, de perfidie, je mendie ton attention au rien de moi qui traverse ton mon regard se fuit à la percée possible du tien…

Ma voix se serre en mains de larbin,
Je suis le passager du Rien de terre
Sur ta terre de Reine suis ton Caïn,
Un restant d’argile je suis sec Colère.

Cette colère de Rien qui fait litière en Moi pour Toi mon salaire de galère suis miné mineur de mes prières pour Toi qui n’entend du Rien seulement un tiers de voix de passager au sourire plus avenant je te vois d’un bras une gouttière d’encre à chiffres tu signes à saigne des Débiteurs tous enjôleurs en la matière manière, je suis l’ornière et ne touche même pas la jarretière de ta liasse entrecuisse fruitière d’intérêts…

Je suis une virgule entre centaine et unité,
Je jeûne sur ton palier financier en crève fin
Je te hume à l’envers ouverte et suis épinglé
De Toi Crédit le cœur portefeuille vient de gicler.

Ton Débiteur

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Agenda Ironique Février 2018 – Voter !

Agenda_ironique_fevrier_ 2018 - Photo iotop

Agenda_ironique_fevrier_ 2018 – Musée d’histoire naturelle Nantes – Photo iotop

Bon jour à tous,

Diantre, une participation qui compte 🙂 Merci à tous pour ces moments de lecture dont l’imaginaire a été un « orateur » assez fabuleux.

En tout cas,  j’ai été heureux et fébrile (aussi) d’avoir « hébergé » pendant ce mois de février cet Agenda, après une hésitation, il faut l’avouer. 🙂

Maintenant il est temps de voter du 23  au 27 février pour le meilleur texte … et puis voter qui organisera le prochain Agenda Ironique de Mars…

(Pour celles et ceux qui ont des soucis pour voter car problème d’affichage, ils peuvent le faire en écrivant un commentaire)

Max-Louis (Alias iotop)

Lien de l’Agenda Ironique Février 2018

Lien les Résultats de l’Agenda Ironique Février 2018

1) contribution de Palimpzeste

2) contribution de AlphonsineUne morale en cache …

3) contribution de lateliersouslesfeuilles  8 février 2018 à 21h 33 min :  nono le poireau

4) contribution de victorhugotte 

5) contribution de jobougon 

ledessousdesmots

Valentyne

 carnetsparesseux

laurence délis

chachashire