L’espérance arpente son échelle de désinvolture

Monaco_Iotop_2008

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Des mots, une histoire : récolte 42


L’espérance arpente son échelle de désinvolture et l’hominidé en tenu d’Adam sur un atoll les pieds en éventail se pose une question d’acheter une échelle ou peut-être un piano ce qui n’est pas le même budget, même d’occasion… tout est une valeur… d’échelle, c’est bien connu…

En attendant, il bronze lentement à sécher recto verso dit de l’effet rôtissoire et sa compagne du moment est du même mouvement ce qui donne une chorégraphie studieuse et monotone dont l’harmonie s’ennuie toute de même ferme devant cet état de fait qui la rassure et l’inquiète tout à la fois…

Quand un coquillage de passage aventurier de premier niveau possédant tous les sens même interdits par la nature des choses communes et parfois étranges voire inavouables sauf qu’il est aveugle comme une mine de charbon à mille et deux mètres de profondeur… et culbute sur le mollet dru de l’homme… aussi il s’exprime ainsi (le coquillage) :

— Nom d’une courge ! Qu’est-ce cette chose ?

Il n’en faut pas plus pour qu’il sorte de sa besace en corail sculpté une feuille de vigne sous-marine et se munit d’un hippocampe encreur, et note :

[Dsirostion au dévnpeopeemlt du cuors du mmenœuvt moi le bvivale en ce juor j’ai cnonu le tnuore sol par le cohc d’un élémnet iocnnnu non réaitcf et doasipnst àêtre femeernmt au slcoe sleibar. Le cnomnoueetrnt est préférbale.]

Pourtant, la vie à des injonctions que le destin ne sait pas déchiffrer et le primate des temps modernes un tantinet chatouillé par un soi-disant mollusque ouvre un œil et un deuxième sous son chapeau de paille tressé par les doigts osseux d’une îlienne ou d’une villageoise sous le joug d’impôts infâmes…

D’une main audacieuse inconséquente et armée au courage de transformer l’inopportun si ce n’est l’outrecuidant à une cuisante envolée dans les airs l’ami bivalve prend la tangente bien malgré lui et connaît le saut dans l’inconnu sans l’élastique pour ricocher sur l’abdomen de la compagne du bipède luisante de crème solaire dont Yuka donne une note dont le médiocre est un fruit acidifié au bicarbonate et glisse tel un surfeur à Waimea jusqu’au Mont Vénus à la descente à l’allure d’un bobsleigh à se loger au croisement du fourreau de la dame qui n’attendait pas cet inattendu qui commençait à distiller son étonnement devant une possible descendante inconnue…

Bref, à cet instant fugace de la surprise la concubine apeurée par une frayeur toute à son affaire crie de ce cri des fonds des âges aux cavernes bien résonnantes à l’amplification à faire rougir l’écho de service et d’un froissement gestuel incontrôlé éjecte telle une catapulte géante l’ami bivalve en direction de l’océan… dépositaire de toutes les vies… n’a pas, lui, une vision de celles-ci, à l’anamorphose

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

26 réflexions sur “L’espérance arpente son échelle de désinvolture

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