Comme un refus

Contes et lumière, une voix d’ombre se pose.

Ouvrage de la parole qui cimente et s’impose,

Mémoires des personnages surgissent figurés,

Métal de mots s’imprime aux visages cirés.

Enfant d’autrefois, tu portes en toi ce grandiose.

Une à une les années passent au fil du rasoir,

Nos vies séisment les légendes et grimoires.

Régenté par le monde consommable avide,

Entraîne dans son sillage l’éphémère au vide,

Facile et insatiable, le cortège de tristes héros,

Usés à la seconde qu’ils existent par l’info.

Souriez enfants d’hier, vous êtes les seuls lucides.

 

© Max-Louis MARCETTEAU

11 réflexions sur “Comme un refus

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